News

« Wat äntweren? »

Ce 9 février 2021, le Planning Familial lance un projet innovant à destination des parents « Wat äntweren? »

Décliné sous forme de fiches à retrouver dans un blog, ce projet constitue une introduction à cette thématique et au questionnement qu’elle génère, y compris les droits sexuels et droits de l’enfant. Avec le soutien et l’accompagnement du SCRIPT et d’autres partenaires du réseau, le projet du Planning Familial est un véritable défi pour donner des clés aux parents (et aux professionnel.le.s)…

 www.watantweren.lu

 

Une multitude d’informations au sujet de la santé affective et sexuelle des enfants et des jeunes existent, pourtant le sujet reste tabou. Le projet tend à soutenir les premiers éducateurs en matière de santé affective et sexuelle qui restent les parents en les « armant » et en favorisant le dialogue. L’objectif principal de ce projet est d’accompagner les parents face aux recherches des enfants et des jeunes. Celles-ci se font majoritairement sur le net et peuvent parfois amener à des situations complexes à gérer. Une alliance éducative entre parents et professionnel.le.s du Planning Familial au bénéfice de l’enfant favorisant son autodétermination et lui donnera les compétences pour de faire ses propres choix, assurant ainsi son développement et son épanouissement en matière de santé affective et sexuelle.

 

Concrètement, ce projet-pilote propose un guide (online) pratico-pratique d’informations et de clés d’actions sur plusieurs questions sous forme de fiches synthétiques auxquelles les parents pourraient être confronté.e.s Il est construit à partir de questions réelles d’enfants, de jeunes et de parents et suit sept grand principes :

1.       Mettre l’enfant au cœur du projet avec son propre questionnement,

2.       S’adresser à tous les parents y compris les enseignant.e.s (simplification de la théorie à la pratique) dans une perspective de neutralité et du respect des droits sexuels,

3.       Prendre en compte les âges, plusieurs contextes de vie et les expertises en la matière,

4.       Placer les premières balises (clés / repères) pour intervenir,

5.       Adopter une attitude de bientraitance à l’égard des parents (respect de chacun.e),

6.       Favoriser une réflexivité sur son intervention en tant que parents,

7.       Proposer des professionnel.le.s, des outils et des formations pour aller plus loin.

 

Un des points non négligeables, le projet est également en luxembourgeois et inclusif.

Ces fiches constituent une introduction à ces enjeux ainsi qu’aux droits sexuels de la personne c’est-à-dire le droit de décider librement de sa sexualité, de choisir son.sa partenaire ou de rester célibataire, d’avoir des enfants ou pas et quand, de ne subir aucune discrimination, aucune violence et d’exiger l’égalité et le plein consentement, etc.

 

L’éducation sexuelle est une éducation à la vie utile pour tous les enfants !

Le Planning Familial milite depuis des années pour une éducation sexuelle et affective de qualité, neutre et inclusive dès le plus jeune âge, de manière répétée et adaptée à l’âge des enfants.

L’éducation sexuelle permet aux enfants de mieux comprendre  leur corps, leurs émotions et de mieux gérer leur sexualité comme leur vie affective, de les renforcer, d’augmenter leurs compétences dans leurs relations avec les autres...

Dans cette optique, les fiches proposent des thèmes diversifiés comme la sexualité et sa diversité mais aussi le consentement, la puberté, les abus sexuels, les réseaux sociaux, les relations amoureuses et familiales, le genre, etc.

 

Le projet aborde aussi les enjeux liés à l’identité de genre ainsi qu’aux rôles et stéréotypes de genre dès le plus jeune âge pour une société plus juste et égalitaire.

Les questions sont variées passant par la « traditionnelle » « D’où viennent les bébés ? » et  « C’est quoi l’amour? «  pour terminer par « Je n’ai pas envie d’embrasser « mamie » ! » ou « A quel âge, je peux faire l’amour ? », etc.

Le projet ne s’arrête pas là car de nouvelles fiches sont déjà en préparation et certaines fiches sont en construction en « Leichte Sprache ».

 

L’équipe du Planning Familial est toujours disponible pour des éclaircissements, pour des questions ou pour de l’aide…  pour chacun.e.   

Retrouvez toutes les fiches sur www.watantweren.lu et n’hésitez pas à envoyer vos questions à watantweren@pfl.lu

 

Avec le soutien du SCRIPT, du Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enfance  et de la Jeunesse,

du Ministère de l’Intégration, de la Famille et à la Grande-Région,

du Pall Center, de la Fondation ÉTÉ,

et de l’Œuvre Nationale de Secours de la Grande-Duchesse Charlotte.

Le Planning Familial est une asbl conventionnée par le Ministère de la Santé.

Contact Presse :

ACHUTEGUI Ainhoa, présidente du Conseil d’Administration du Planning Familial : 48 59 76 50

Planning Familial : info@planning.lu

 

Projet « Wat Antwëren » :

Emilie KAISER, directrice adjointe du Planning Familial : Tél : 48 59 76 71 – mail : ekaiser@pfl.lu

Sandra MICHELY, coordinatrice de l’équipe d’éducation sexuelle et affective : Tél : 48 59 76 32 -  mail :  smichely@planning.lu

Planning Familial « à l’heure de la COVID19 » La santé affective, sexuelle et reproductive est-elle en danger ?

1. Introduction

La pandémie de Covid19 a un impact sur notre vie. Ce bouleversement a également des répercussions sur l’accès aux informations et aux services du Planning Familial, ainsi que sur la santé sexuelle et reproductive de nos patient.e.s.

Malgré ces perturbations, le Planning Familial est resté ouvert.

La planification familiale constitue un soin de santé de base essentiel !

2. Les consultations psychologiques au Planning Familial

Au niveau des rendez‐vous psychologiques, il y a une augmentation du nombre des entretiens psychologiques. Les effets de la Covid19 sur la santé mentale sont indéniables : stress associé à la maladie et au confinement (printemps 2020) et à la situation générale anxiogène : isolement, repli sur soi, maux de tête, difficultés de sommeil, sentiments d’être dépassé.e par les événements et d’être impuissant.e.

Lors de tensions préexistantes, de sentiments de solitude et dépressifs, de troubles anxieux avant le confinement et la crise, les crises individuelles et/ou relationnelles se sont amplifiées.

Face à cette situation « d’urgence » imprévue, le service psychologique a dû s’adapter et proposer à toute personne une aide dans ces moments qui ont pu se révéler difficiles.

En septembre, nous avions déjà largement dépassé nos rendez‐vous habituels annuels pour les 9 premiers mois 2020 par rapport à 2019.

Notre service a mis en place un fonctionnement axé sur le télétravail sur base d’entretiens téléphoniques et/ou vidéo/téléconsultations, d’échanges mails réguliers. Il est intéressant de noter que la plupart des patient.e.s ont été extrêmement content.e.s de pouvoir recourir à ce type de service.

Même pour des patient.e.s allant « relativement bien », savoir que nous étions là, dans la continuité de la relation d’aide, a été structurant et rassurant.

Un grand nombre de patient.e.s souhaitent d’ailleurs poursuivre ce type de prise en charge pour le futur comme une alternative offrant de la flexibilité et un suivi plus régulier dans des agendas souvent surchargés.

De plus, la téléconsultation peut être un facilitateur pour certaines catégories de personnes :

‐ personnes à mobilité compliquée (enfants en bas âge ou personnes dépendantes à domicile, lieu de vie peu accessible, pas de locomotion, horaires de travail…)

‐ personnes souffrant de maladies chroniques, invalidantes ou présentant un handicap

‐ personnes souffrant de troubles anxieux aggravés, ayant subi des traumatismes importants et ayant besoin de reprendre contact progressivement…

3. Les consultations médicales, des changements pour les patient.e.s et dans la pratique des soins

Notre équipe a dû faire preuve de créativité pour réduire le nombre de personnes présentes au sein des centres, afin d'y respecter la distanciation physique.

Bien que l'on estime que le contact physique avec les patient.e.s reste primordial, nous avons dû parfois privilégier les consultations à distance. Nous avons également ressenti une crainte de la part de nos patient.e.s de ne pas pouvoir venir au Planning Familial ou de ne pas pouvoir se rendre à une consultation ou le contraire, une crainte de venir ! En tous cas, nous nous sommes adapté.e.s pour rester disponibles et à l’écoute de nos patient.e.s

3.1. La planification familiale pendant la Covid19

La disponibilité de la contraception et les services de planification familiale en général sont des composantes de base des services de santé essentiels. Et l'accès à ces services et à l’information étant un droit humain fondamental, il doit être garanti.

Dans un grand nombre de pays, la pandémie a mis en danger ce droit en raison de réorganisation des services, de réduction et de conditions d’accès supplémentaires voire de fermetures temporaires.

Il est évident que cette crise sanitaire a eu des conséquences négatives en limitant l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive. Elle a cristallisé les inégalités d’accès existantes. Ceci est particulièrement vrai s’agissant de l’accès à l’avortement.

Dans les pays européens où les conditions sont les plus restrictives, la situation s’est empirée, non seulement en raison des limitations dans les possibilités de se déplacer et des fermetures des frontières, mais aussi par l’imposition de conditions à l’avortement plus strictes (par ex la Hongrie en limitant l’avortement au cas où la vie de la mère est en danger)

Dans certains autres où l’accès à l’IVG se fait à la demande de la femme, certaines conditions ont été assouplies. En France par exemple, la mifépristone, délivrée aux professionnel.les de santé en pharmacie hospitalière, a été rendu disponible en pharmacie de ville. Les visites sur place ont été réduites au profit de téléconsultations. D’autres solutions innovantes ont été mises en place, montrant qu’à la fois, une telle crise peut‐être une excuse pour limiter le droit des femmes ou au contraire pour faciliter les accès aux services de santé sexuelle et reproductive.

Et au Luxembourg ?...

3.2. Les interruptions volontaires de grossesse (IVG)

Les IVG ne sont pas seulement une question de santé publique, mais de droits de la personne.

Il n’y a pas eu plus d’interruptions volontaires de grossesse (IVG) au Planning Familial mais il n’y en a pas eu moins ! Nous avons habituellement une diminution d’année en année !

Cependant, nous avons constaté que l’âge de la grossesse au moment de la demande d’IVG au Planning Familial était un peu plus élevé. De plus, davantage de femmes se sont rendues aux Pays‐Bas où le délai pour obtenir une IVG est plus long.

Nous avons également entrevu un retard dans l’accès à l’IVG chirurgicale en raison du testing obligatoire de la Covid19.

3.3. La pilule du lendemain et la contraception

Par contre, nous avons constaté une diminution moyenne de 17% de pilules du lendemain distribuées en 2020 avec une chute beaucoup plus marquée lors des mois d’avril et mai :pratiquement aucunes pilules du lendemain distribuées dans nos centres pour ces 2 mois. Ce sont également une réduction de

10% de pilules contraceptives prescrites ‐ en sachant que nous avons un médecin en plus dans notre équipe depuis 2020.

3.4. Moins de rapports sexuels vu l’isolement des personnes?

Peut‐être une hypothèse mais ce n’est sûrement pas la principale explication. Les limitations de la mobilité peuvent expliquer l’accès compliqué à la planification familiale.

C’est pourquoi, il faut continuer à communiquer via les médias sociaux comme complément à l'amélioration de l'information et de l'accès à la contraception.

3.5. La sexualité et la Covid19

La Covid19 et les mesures prises afin d’enrayer la diffusion du virus ont eu des conséquences sur les comportements sexuels ; plus d’autosexualité pour les personnes sans partenaire mais surtout un nivellement de la sexualité par l’humeur en rapport avec la situation .

La survenue de la tristesse ou de la dépression réactionnelle à la pandémie a réduit la sexualité tandis que les personnes qui ont vécu positivement le confinement ont augmenté la fréquence des rapports sexuels.

3.6. Pouvons‐nous imaginer avoir un pic de naissances de « bébés covid19 » ?

Oui, nous devrions connaître un pic cette fin d’année 2020 ou début 2021. Mais en 2021, ça devrait se stabiliser "naturellement".

4. Les Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et la Covid19

Les dépistages des IST sont en forte diminution.

Selon une étude publiée par la revue scientifique américaine « Journal of American Medical Association », une équipe de chercheurs chinois a constaté que le sperme de plusieurs personnes ayant contracté la Covid19 était positif au virus, y compris chez des patients en rémission.

Il faut rappeler que ce virus a aussi été retrouvé dans la salive, l'urine et les selles.

Ensuite, il est important de préciser que le fait que le virus soit présent dans un fluide corporel, ne veut pas forcément dire que ce fluide sera contaminant. Par exemple, il n'y a encore aucun cas décrit (dans le monde) de contamination par des selles contenant du virus. Donc, à ce jour, il est impossible de répondre à la question "est‐ce qu'on peut être contaminé.e par du sperme contenant de la Covid19 ?".

Par contre, une chose est sûre...

« Les ébats sexuels permettent rarement de respecter les mesures barrières nécessaires pour éviter d'attraper la Covid19... Donc si vous avez des rapports sexuels avec une personne contaminée, il est fort probable que vous attrapiez vous aussi le virus, via les gouttelettes respiratoires projetées par votre partenaire lors de vos ébats, que ça soit un homme ou une femme (et indépendamment d'un contact avec du sperme infecté).

Cette nouvelle ne change rien aux précautions que vous devez prendre. Il faut continuer d'utiliser le préservatif pour se protéger des IST. Et encore et toujours s'assurer du consentement de son ou sa partenaire ! »

Les équipes du Planning Familial sont disponibles pour répondre aux questions, pour prescrire une contraception, un dépistage, etc.

5. L’Education Affective et Sexuelle (ESA) et la Covid 19

Quoique la pandémie puisse mener à moins d'opportunités de développer et d’entretenir des relations affectives, sexuelles et/ou amoureuses pour quelques jeunes et adultes, les perturbations dans l'accès à la contraception et à l'avortement mais aussi à l’éducation sexuelle et affective peuvent être extrêmement problématiques pour des adolescent.e.s et les jeunes adultes. L’impossibilité de bénéficier des interventions en milieu scolaire sur la santé affective et sexuelle empêche le développement de connaissances et compétences en la matière avec des références justes et scientifiques.

Depuis le début de la pandémie de la Covid19, les séances d’éducation sexuelle et affective (ESA) offertes par le Planning Familial auprès des jeunes ont toutes été annulées pour le reste de l’année scolaire 2020 et pour l’année en cours, ce n’est guère différent dans les faits car il suffit d’un cas positif dans une classe pour décliner l’intervention prévue., et ce n’est hélas pas rare ! Alors que la santé sexuelle est au coeur de la santé de chacun.e, le Planning Familial a relevé dans le contexte actuel, un manque en matière d’utilisation ou d’accès aux informations et services de prévention en matière de sexualité.

C’est pourquoi, il a décidé d’étoffer son offre pour garder un fil rouge avec son public et propose une nouvelle façon de rester en contact via un compte Instagram.

Le Planning a lancé une campagne « Hues du Froen ? » dans les écoles et différentes autres structures pour que les jeunes (et les moins jeunes) sachent que le Planning Familial est toujours là pour elles, pour eux… via un appel online audio ou vidéo, en fonction de leur demande et/ou besoin.

Le compte Instagram ainsi que la campagne « Hues du Froen ? » se veulent être un accès plus simple et plus ouvert à l’éducation affective et sexuelle dans un contexte de crise sanitaire mais pas seulement.

L’utiliser en complément des sessions habituelles pourrait bien permettre à terme de renforcer les moyens d’informations sur la sexualité, ses multiples dimensions, ses risques bien entendu mais surtout d’en avoir une approche positive, naturelle, tout simplement. Après tout, la sexualité fait partie de la vie !

6. Le Genre et la Covid19

« Les épidémies touchent les femmes et les hommes différemment, et les pandémies aggravent les inégalités existantes pour les femmes et les filles ainsi que la discrimination d’autres groupes marginalisés tels que les personnes handicapées et celles en situation d’extrême pauvreté. Cela doit être pris en compte, étant donné les différentes conséquences entourant la détection et l’accès au traitement pour les femmes et les hommes. Les femmes représentent 70 pour cent de la main‐d’oeuvre du secteur social et de la santé dans le monde et une attention particulière devrait être accordée à la façon dont leur environnement de travail peut les exposer à la discrimination, ainsi qu’à la réflexion sur leur santé sexuelle et reproductive, et leurs besoins psychosociaux en tant que travailleuses de la santé de première ligne. »

Les femmes sont surreprésentées dans ces emplois qui se sont révélés essentiels lors du confinement : soins de santé, soins aux personnes âgées mais aussi aide à domicile, commerces alimentaires, nettoyage des établissements restés actifs, etc. Tout autant d’emplois cruciaux… des secteurs dépréciés et caractérisés par de plus bas salaires, la précarité et souvent, de mauvaises conditions de travail !

De plus, le retour des enfants davantage à domicile a également demandé ‐ plus souvent aux femmes ‐ de retrouver le chemin cantonné au domicile, pour un rôle parfois partagé entre le monde professionnel (télétravail, réunions en ligne, etc.) et entre gestion de lieu de vie et de la famille.

Cette situation particulière est source de stress et de mal‐être principalement pour les femmes et exacerbe la perte des repères qui balisent et organisent le quotidien (l’école, l’activité professionnelle, les activités extra‐scolaires, les sports, les loisirs, les relations avec les familles et les amis… ).

7. Les discriminations et les violences

Nous avons le sentiment que les demandes et les décisions politiques sur la manière de surmonter la crise de la Covid19 doivent donc être orientées vers les groupes les plus vulnérables.

Les retombés de la Covid19 sur la santé affective et sexuelle se sont avérées encore plus lourdes pour les personnes marginalisées ou précarisées (ex : la trop grande proximité pour les couples et les familles dans des espaces parfois exigus), les personnes de la communauté LGBTIQ+, les personnes DPI, déboutées, les SDF, les prostitué.e.s, les personnes toxicomanes, les personnes vivant seules, les personnes en situation de handicap, etc.

Dès le début de la crise, un dispositif de gestion de crise a été mis en place pour éviter une augmentation substantielle de la violence domestique. Le dispositif a prévu notamment la mise en place d'une Helpline, sous forme de projet pilote, gérée par des gestionnaires sociaux conventionnés par le MEGA1.

Les expulsions et les interventions policières durant la phase aigüe de la crise de la Covid19 n'affichent à ce jour pas d'augmentation substantielle par rapport aux chiffres mensuels retenus les années précédentes. Cela pourrait s’expliquer du fait que les victimes se sont retrouvées coincées, sans guère d’échappatoires et de possibilité de communication avec l’extérieur.

Vu l’augmentation de contacts que nous avons au niveau des demandes psychologiques, nous sommes en droit de nous inquiéter… L’ONU met justement en garde contre la persistance des violences domestiques après la Covid192.

Les cas de violence conjugale ont augmenté d'un tiers dans certains pays de l'UE suite au confinement…

Il faut que les États membres fournissent aux victimes des outils flexibles pour signaler les abus, augmentent le nombre de places dans les centres d’accueil et les refuges.

8. Conclusion

En gardant en mémoire que les femmes seront beaucoup plus touchées par la crise économique après le coronavirus : plus exposées au virus, aux pertes d’emplois, aux violences, etc.

Le Planning Familial restera prudent, attentif en toutes circonstances à toutes ces thématiques et tient à rappeler que l’Europe ne sera plus la même après la pandémie de la Covid19, ce qui, paradoxalement, offre aussi une belle opportunité d’innover et d’accroître l’accès à toutes et à tous aux droits sexuels et d’intensifier la lutte contre la discrimination et les violences, pour que le monde d’après ne ressemble plus à celui d’avant !

A noter : Ce combat nous le défendons également avec la plate‐forme JIF dont nous faisons partie,

organisatrice de la Grève des Femmes le 8 mars prochain. (Home | Fraestreik 2020).

Contacts Presse :
ACHUTEGUI Ainhoa, présidente du Conseil d’Administration du Planning Familial :
ainhoa.achutegui@gmail.com
Planning Familial : info@planning.lu Téléphone : 48 59 76 50

Ressources scientifiques complémentaires :

WHO: https://www.who.int/reproductivehealth/publications/emergencies/COVID‐19‐SRH/en/

UNFPA :https://www.unfpa.org/resources/coronavirus‐disease‐covid‐19‐pandemic‐unfpa‐global‐response‐plan

IPPF :https://www.ippf.org/resource/imap‐statement‐covid‐19‐and‐sexual‐and‐reproductive‐health‐and‐rights

FSRH : https://www.fsrh.org/fsrh‐and‐covid‐19‐resources‐and‐information‐for‐srh/

FP : http://www.familyplanning2020.org/fr/covid‐19

1 https://gouvernement.lu/fr/actualites/toutes_actualites/communiques/2020/06‐juin/11‐bofferding‐violence.html

2 https://www.un.org/fr/coronavirus/articles/persistence‐of‐domestic‐violence‐post‐COVID‐19

Campagne « SANG VOUS », sans protection !

Le Planning Familial, mobilisé depuis 2016 sur le sujet des protections hygiéniques féminines, lance une récolte des serviettes hygiéniques et de tampons, nommée « SANG VOUS ! ».

Selon Amnesty international, plus de 500 millions de femmes dans le monde n’ont pas accès à des produits hygiéniques pour faire face à leurs règles. Elles trouveront alors des solutions alternatives comme des bouts de tissus, du papier journal, etc. Ces méthodes sont peu efficaces, très incommodantes et les conditions d’hygiène nécessaires, combinées au manque d’accès aux sanitaires et à l’eau chaude, font largement défaut. Ne pas donner accès aux femmes à l’hygiène menstruelle, c’est les priver de leur droit d’accès à la santé. Et il ne suffit pas d’aller très loin pour être confronté.e à cette réalité…
Près d’un quart de la population résidente au Luxembourg connait une augmentation de la précarité selon une enquête nationale sur l’impact social et économique de la COVID-19, menée par le STATEC1, en collaboration avec TNS Ilres. Une situation qui touche particulièrement les salarié.e.s à temps partiel et nous savons que la majorité des postes à temps partiel sont occupés par des femmes !
Malgré la diminution de la taxe tampon (la TVA sur les protections hygiéniques féminines est passée de 17% à 3% au 1er mai 2019 grâce, notamment, à la forte mobilisation du Planning Familial), le prix des serviettes et des tampons hygiéniques reste trop élevé pour une partie de la population.

Au Planning, nous avons décidé de lutter contre la précarité menstruelle en lançant une récolte des serviettes hygiéniques et de tampons, nommée « SANG VOUS ! ». La récolte sera entièrement et directement distribuée aux femmes dans le besoin ou redistribué dans le cadre du “Hope Project” du lycée technique de Lallange, via un foyer partenaire, grâce à un don de sacs à dos pour les personnes précarisées.

Pour cela, il suffit d’envoyer vos dons par voie postale ou de déposer directement dans une des urnes (Covid safety) vos dons au : Planning Familial "sang vous", 6, rue de la Fonderie, L-1531 Luxembourg ou 2-4, rue Ernie Reitz, L- 4151 Esch-sur-Alzette ou 18, avenue J.F. Kennedy, L-9053 Ettelbrück.
Merci d’avance !

Nous profitons du lancement de cette campagne pour féliciter la décision prise récemment par l’Ecosse de fournir des protections périodiques gratuites à toutes celles qui en ont besoin. Une première dans le monde. Puisse cette décision inspirer d’autres pays…

Contacts Presse :
ACHUTEGUI Ainhoa, présidente du Conseil d’Administration du Planning Familial : ainhoa.achutegui@gmail.com
ROUGI Fatima, membre du Conseil d’Administration du Planning Familial et responsable de la campagne #NoTaxTampon : fatima.rougi@gmail.com
Planning Familial : info@planning.lu Téléphone : 48 59 76 71

On en parle dans la Presse:

RTL - Serie Binden a Co: Menstruatiounsaarmut

Choc toxique: quelles précautions ?

Choc toxique : il est utile de rappeler la prudence qui est de mise mais aussi que cela reste (heureusement) un fait rare

Voici quelques recommandations quant à l’utilisation des tampons et de la coupe menstruelle :
– Pensez à changer votre tampon ou vider votre coupe menstruelle toutes les 4 heures ;
– Evitez les tampons ultra-absorbants ou choisissez une coupe menstruelle adaptée à votre flux ;
– La nuit, portez des serviettes hygiéniques ;
– Pensez à bien vous laver les mains avant et après la pose.

1 STATEC - Statistiques // Luxembourg - Acteurs (public.lu) 

Sang Souci – Associations Solidaris Liège (associations-solidaris-liege.be)

Le rapport d'activités 2019 est sorti !

Rapport d'activités complet : ICI

En 2019, les 3 centres de Luxembourg, Esch-sur-Alzette et Ettelbrück ont répondu à 33.532 demandes/contacts. Ils ont accueilli presque 3.200 client.e.s et formé et informé 4.910 personnes en santé affective et sexuelle.

Les consultations médicales, psychosociales et sexologiques ont progressé de 12%.

La prévention est un pilier majeur de l’activité du Planning Familial ; elle est présente dans presque 2/3 des RDV médicaux (dépistages et contraception) et dans toutes les séances d’information en santé affective et sexuelle.

 

Le Planning Familial vient de sortir son dernier rapport d’activités dans un contexte assez complexe, hors du commun. Ainhoa Achutegui, présidente du CA du Planning Familial, explique que la pandémie a un impact dévastateur sur l’accès aux structures de soins de santé et d’accompagnement psycho-social, sur les moyens de subsistance et sur le bien-être de chacun.e. La pandémie aggrave les inégalités chez les femmes ainsi que la discrimination chez d’autres groupes marginalisés comme les personnes handicapées, les personnes LGBTIQ+ et celles vivant dans une extrême pauvreté. Cette maladie risque clairement de porter atteinte aux droits fondamentaux, entre autres, ceux des femmes.

 

En période de confinement, les 3 centres du Planning Familial sont restés ouverts pour répondre aux demandes urgentes et demeurer à l’écoute des besoins de la population. Mais le confinement aura des conséquences à long terme sur la santé reproductive, affective et sexuelle de nos publics. Le Planning Familial sera là pour les accueillir et les accompagner !

 

Le Planning, c’est pour tout le monde, sans condition d’âge, ni de revenus.

Nous le répétons car nous entendons souvent que « c’est pour les jeunes ou les personnes qui n’ont pas de travail.

 

Aux quatre coins du pays, aux quatre coins du monde, les mouvements féministes se réveillent et grognent malgré la pandémie. Ce bouillonnement militant vibre également au Planning Familial. Aujourd’hui, il existe toujours de vraies inégalités entre femmes et hommes : rien que dans notre pays, les hommes gagnent 5% de plus, les femmes n’occupent que 23% des postes d’administratrices alors qu'elles représentent 39% des effectifs des entreprises ayant un conseil d'administration, la précarité au féminin gagne du terrain, par exemple, la personne de référence dans 82.7% des ménages monoparentaux est féminine, une femme passe en moyenne 19 heures par semaine à des tâches ménagères, un homme 8… Les parents passent en moyenne 28 heures par semaine à s’occuper de leur(s) enfant(s), avec de fortes différences selon le sexe : 35 pour les femmes et 21 pour les hommes.

 

Dans le cadre de la journée de la Femme du 8 mars, le Planning Familial avait également répondu présent à travers la plate-forme d'actions JIF. L’édition 2019 avait déjà posé un regard « inquiet » sur les professions dite du « care », activités majoritairement féminines dans nos sociétés. Cette réflexion a menée à l’organisation de la première grève des femmes en mars 2020, alors que nous n’avions pas encore perçu l’ampleur de la crise sanitaire…

 

Les femmes sont surreprésentées dans ces emplois qui se sont révélés essentiels lors du confinement : soins de santé, soins aux personnes âgées mais aussi aide à domicile, commerces alimentaires, nettoyage des établissements restés actifs, etc. Tout autant d’emplois cruciaux… des secteurs dépréciés et caractérisés par de plus bas salaires, la précarité et souvent, de mauvaises conditions de travail !

 

Que retenir pour 2019 ?

-          Notre victoire bien méritée concernant la réduction de la TVA qui passent de 17% à 3% sur les produits d’hygiène féminine et surtout l’annonce du remboursement de la contraception pour toutes, un combat que le Planning Familial poursuivait depuis plusieurs années ! Nous exhortons le Gouvernement à ne pas revenir en arrière sur cette promesse. Les femmes ne doivent pas payer le prix fort de la crise.

-          Nous avons travaillé à la modernisation de nos nouveaux statuts pour que notre objet social et notre fonctionnement coïncident avec l’ère du temps. Le Mouvement Luxembourgeois pour le Planning Familial et l'Education Sexuelle devient le Planning Familial.

-          Les réflexions sur l’accompagnement sexuel, entamées en 2018, ont abouti à une prise de position officielle en 2019. Dans la lignée de sa position sur la prostitution, le refus de la marchandisation du corps et de la domination masculine qui structure nos sociétés et nos façons de pensée, l’asbl s’oppose à l’assistance sexuelle mais en revanche est favorable à un accompagnement passif, sous certaines conditions. Le Planning Familial milite surtout pour faire changer notre regard sur les personnes en situation de handicap et leur sexualité.

-          Après 25 années passées au 12, rue de l’Alzette, le Planning d’Esch a pris un nouveau souffle, au 2-4, rue Ernie Reitz dans de grands locaux rénovés, lumineux et parfaitement équipés.

-          Le développement du site www.macontraception.lu

-          Le lancement de cafés-sexos, etc.

 

Le combat continue ! Nos revendications…

L’ADN du Planning étant ce qu’il est, nos efforts ne cesseront pas et nous allons continuer à plaider en faveur d’un meilleur accès à l’IVG en permettant à des médecins experts en échographie de pratiquer la 1ère échographie de grossesse, fief encore aujourd’hui des seul.e.s gynécologues, frein persistant dans notre législation qui empêche un accès fluide à l’IVG.

 

Nous allons aussi œuvrer à une meilleure prévention en matière d’abus sexuels dans les écoles

Nous ne cesserons pas non plus de réclamer la possibilité d’intervenir auprès des élèves du cycle 4 en fondamental sans la présence de leur enseignant.e afin de créer un espace d’intimité pour que leur liberté de parole puisse être totale, sans peur ni réserve.

 

Dans la même lignée et pour faire suite à nos revendications pré-électorales, nous réclamerons encore et toujours l’imprescriptibilité des crimes sexuels.

 

En 2019, plus de 50 % des victimes qui se sont adressées au Planning Familial avaient été abusées avant l’âge de 10 ans et 98,9% avant l’âge de 18 ans. Or, la loi actuelle de 2012 ne donne aux mineures que 10 ans après leur majorité pour pouvoir agir en justice.  C’est bien trop court !

En Europe et aux Etats-Unis, on trouve des législations bien plus protectrices des droits des victimes. Certaines rendent totalement imprescriptibles ce type de crime. Une évolution législative permettrait de sortir du déni et du silence face à la réalité cruelle que sont les abus sexuels, souvent profondément refoulés. Ce refoulement, plus puissant que le déni, permet à la victime de rester en vie, tout simplement. Il peut alors se passer plusieurs décennies avant que la victime ne se remémore les violences sexuelles qu’elle a endurées étant enfant !

 

A noter que les meilleures données de prévalence sur la violence sexuelle proviennent d’enquêtes en population (OMS). Les rapports de police et les études émanant du milieu hospitalier et d’associations comme la nôtre, constituent d’autres sources de données sur la violence sexuelle ; mais comme seule une faible proportion de cas sont signalés dans ces milieux, ils conduisent à des chiffres de prévalence sous-estimés.

Très peu de victimes adultes de violences sexuelles le signalent à la police. Les violences sexuelles existent à tout âge, dans tous les milieux, dans toutes les sphères, etc.

 

Comme chaque année, nous attirons donc l’attention sur le fait que ces statistiques ne reflètent hélas qu’une partie de l’iceberg. Dans ce domaine comme pour celui de la contraception, de l’avortement, des études d’envergure nationale font défaut pour évaluer sérieusement la situation.

Une éducation affective et sexuelle 2.0 sur Instagram

 Depuis le début de la pandémie Covid-19, les séances d’éducation sexuelle et affective (ESA) offertes par le Planning Familial auprès des jeunes ont toutes été annulées jusqu’à la rentrée de septembre 2020 et ce, au détriment de nombreux élèves. Alors que la santé sexuelle est au cœur de la santé de chacun.e, le Planning Familial a relevé dans le contexte actuel, un manque en matière d’utilisation ou d’accès aux informations et services de prévention en matière de sexualité.

C’est pourquoi, le Planning Familial a décidé d’étoffer son offre pour garder un fil rouge avec son public et propose, depuis le 15 juin, une nouvelle façon de rester en contact via un compte Instagram.  Et oui, l’éducation sexuelle se passe aussi sur Instagram ! Une éducation qui change de la visite du Planning Familial, sensée se dérouler au lycée pour les adolescent.e.s !

La nouvelle page Instagram Planning Familial Luxembourg est principalement destinée à un public de 12 ans et plus. Elle sera régulièrement actualisée avec des sujets et des thématiques qui intéressent les jeunes, leur permettant de nous suivre et de nous contacter via cette plateforme de manière plus intuitive, spontanée et surtout confidentielle ! En effet, il n’est pas toujours facile de poser toutes les questions qui peuvent toucher à l’intime pendant les séances d’informations en classe ou maisons de jeunes, en présence de ses pairs…

C’est à la fois cette disponibilité et cette liberté dans le contact que le Planning a recherché pour rester au plus proche des questionnements des un.e.s et des autres.

Pour faire connaître cette nouvelle offre, le Planning lance la campagne « Hues du Froen ? » dans les écoles et différentes autres structures pour que les jeunes (et les moins jeunes) sachent que le Planning Familial est toujours là pour elles, pour eux, jusqu’à la prochaine rentrée scolaire et au-delà !

Les jeunes pourront continuer à nous contacter par mail : esa@pfl.lu et recevront une réponse par écrit, et nouveauté, appel online audio ou vidéo, en fonction de leur demande et/ou besoin. Leurs demandes seront traitées avec la plus grande discrétion, en luxembourgeois, français, allemand, anglais et portugais.

Cette campagne permet de découvrir les premières thématiques abordées : la puberté, le sentiment amoureux, le chagrin d’amour, la contraception, les règles, le respect, les sentiments et le sexe. Ces thèmes ne sont que des exemples de questions pour lesquelles les jeunes peuvent s’adresser au Planning Familial. A l’avenir, les thèmes émergeront aussi des questions et sujets abordés par les jeunes eux-mêmes pendant les interventions.

Finalement, le compte Instagram ainsi que la campagne « Hues du Froen ? » permettront un accès plus simple et plus ouvert à l’éducation affective et sexuelle dans un contexte de crise sanitaire mais pas seulement. L’utiliser en complément des sessions habituelles pourrait bien permettre à terme de renforcer les moyens d’informations sur la sexualité, ses multiples dimensions, ses risques bien entendu mais surtout d’en avoir une approche positive, naturelle, tout simplement. Après tout, la sexualité fait partie de la vie !

Contact Presse et projet Planning Familial /ESA : esa@pfl.lu   48 59 76 50

Le Planning Familial reste à votre écoute en ces moments difficiles

*** Traduction du texte en LU/DE, ci-dessous en pdf téléchargeable.

Nous sommes avec vous tout en veillant à votre sécurité et à celle de toutes les personnes qui vous entourent, afin d’éviter au mieux toute contamination.

Etre confiné.e, enfermé.e chez soi pendant des jours, seul.e, en couple, en famille, dans un espace souvent limité n’est pas facile.

Cet enfermement laisse souvent place à des angoisses, des peurs, des tensions, des disputes, beaucoup d’énervement, de la tristesse, un sentiment de solitude.

Ne vous culpabilisez pas, ne vous découragez pas MAIS agissez. Ne restez pas seul.e, ne gardez pas tout cela au fond de vous et essayez d’en parler.

Notre équipe psychosociale reste au maximum à l’écoute de vos difficultés et de vos questions :

« Je me retrouve enceinte et je ne veux pas poursuivre la grossesse. Est-ce que je dois rester confinée, sans autre choix ? J’ai peur d’en parler et que l’on me juge. »

« Je suis perdue, je me retrouve face à une grossesse non prévue mais je ne sais pas quoi faire. Je le garde ou pas ? Est-ce que je peux en parler à quelqu’un.e ? »

« Je me sens coincé.e dans mon couple. Je ne le/la supporte plus. Je sens la tension qui monte et je ne sais pas quoi faire. Vais-je rester calme ? Est-ce que ce l’autre va devenir agressif/ve ? En mots, en gestes ? J’ai de plus en plus peur… »

« C’est insupportable, 24h sur 24h avec le/la partenaire, les enfants, les parents. Je me sens à bout, je vais péter un câble. Comment et sur qui ? Que faire ? »

« J’ai vécu un rapport sexuel non consenti, je me suis fait.e agressé.e sexuellement mais avec tout ce qui se passe, je dois me taire et rester chez moi. Je n’ose pas en parler à quelqu’un.e, Dois je me taire et mettre cela de côté ? »

« J’ai des idées noires, j’angoisse sur tout. Le monde et l’avenir me font peur, je me pose plein de questions. Je me sens seul.e et isolé.e. Je n’ai pas de contacts et personne ne se préoccupe de moi. Est-ce que cela va finir un jour ? »

« Mon/ma partenaire veut tout le temps du sexe. Il/elle est très nerveux/se et se fâche si je refuse. J’ai peur de dire non et que cela éclate. Dois-je accepter pour le moment ? »

Quelques situations parmi d’autres...


Vous ne devez pas rester seul.e avec toutes ces difficultés.

Il faut en parler : pour les évacuer, pour ne pas les laisser éclater, pour ne pas les laisser vous détruire.

Nous sommes là pour essayer de vous aider : pas de recette-miracle mais déjà en parler, mettre des mots sur ce qui est lourd à porter.

Informations – COVID-19

Vos 3 centres du Planning familial restent tous disponibles par téléphone et e-mail.

Les consultations médicales et  psychologiques seront majoritairement proposées à distance (téléphone, e-mail, voire visioconférence).

Les visites physiques seront réservées aux urgences ; contactez au préalable le Planning par téléphone ou par mail.

Attention : Les accompagnant.e.s ne seront pas accepté.e.s. Ne venez pas si vous avez le moindre symptôme du COVID-19.

Merci à toutes et à tous pour votre compréhension!

Le Planning Familial se dote de nouveaux statuts

Plus de 50 ans d’histoire depuis la « Famille Heureuse : Mouvement Luxembourgeois pour le Planning Familial » fondée en 1965

Le Planning Familial est fière d'annoncer qu'elle dispose de nouveaux statuts. Approuvés par l’assemblée générale extraordinaire du 18 septembre 2019, ils ont été homologués par le Tribunal Civil le 8 janvier 2020. Nos anciens statuts remontaient à 1965 ; il était donc plus que temps de les moderniser afin qu'ils collent au mieux au monde dans lequel notre asbl évolue. Un seul changement était intervenu en plus de 50 ans ; En 1979, l’asbl laissait derrière elle « La Famille Heureuse » pour ajouter à sa raison sociale « l’Education Sexuelle » dans la droite ligne du vote en 1978 de la 1ère loi sur l’interruption volontaire de grossesse et l’information sexuelle. Pour cette refonte complète de ses statuts, l’institution adopte son nom d’usage ; le "Mouvement luxembourgeois pour le Planning Familial et l'Education Sexuelle devient le " Planning Familial, tout simplement, un nom largement utilisé, populaire, simple et ouvert que nous avons donc juste légalisé. 

Mais là n'est pas le plus grand changement de ces statuts. Notre objet social méritait un sacré coup de jeune. Dans l'article 2 des statuts de 1965, il était question de "l'harmonie des couples", de "stabilité du foyer" ou encore "d'époux". Nos statuts avaient notamment pour but de "favoriser la natalité" ou encore "d'assurer l'harmonie et la stabilité du foyer".  Autres temps, autres mœurs. La famille nucléaire n'est plus un absolu de société. Le monde a évolué, des nouvelles thématiques ont éclos. Le Planning Familial est déjà depuis bien longtemps un endroit ouvert à toutes et tous. Nos statuts le stipulent désormais clairement. Selon l’article 3 de nos nouveaux statuts, l'asbl a désormais les objectifs suivants : 

a) Défendre les droits des personnes à faire, en matière de sexualité et de reproduction, des choix personnels et informés, responsables, libres de toute forme de coercition et de violence, fondés sur l'égalité, le respect, la dignité et l'intégrité physique ;

b) Plaider pour que chacune et chacun disposent des moyens pour exercer ses choix en matière de vie affective, sexuelle et reproductive ;

c) Mettre à disposition des personnes des moyens pour exercer leurs choix en matière de vie affective, sexuelle et reproductive ;

d) Faciliter l’accès à l’information, l’éducation et les services de santé affective, sexuelle et reproductive ;

e) Assurer et développer l'éducation sexuelle, reproductive et affective en tant que droit humain fondamental ;

f) Accueillir chaque personne sans discrimination, ni stigmatisation aucune, et notamment sans distinction fondée sur les nationalité, origine ethnique, âge, état civil, sexe, sexualité, identité de genre, orientation sexuelle, caractères sexués, genre, handicap, état de santé, religion, conviction philosophique et politique, situation financière, légale et sociale.

Enfin, nous avons décidé et acté lors d'un conseil d'administration de clamer que nous étions une association féministe. Nos combats récents et nos prises de positions publiques en avaient déjà fait la preuve. Nos statuts le corroborent.

"L'association définit le féminisme comme une attitude politique, philosophique et sociale, fondée sur l’égalité des sexes (égalité femmes hommes dans les mentalités et dans les faits) et qui a pour objectif : la défense des intérêts des femmes dans la société,  l’amélioration et l’extension de leurs droits en vue d’égaliser leurs statuts avec celui des hommes, la fin de l’oppression et des discriminations dont les femmes sont victimes au quotidien et leur émancipation leur permettant de reprendre du pouvoir sur ler existence", peut-on lire dans l'article 4 de nos nouveaux statuts. 

NEED A SUMMER JOB?

DE/FR
Bitte teilen! Du suchst einen Ferienjob? Du bist StudentIn, mindestens 18 Jahre alt und sprichst Französisch und Deutsch oder Luxemburgisch? (portugisisch von Vorteil).
Komm diesen Sommer zu uns, für einen Ferienjob an der Rezeption eines unserer Zentren in Esch, Ettelbrück oder Luxemburg! Eine lohnende Berufserfahrung.
Sende Deine Bewerbung an info@pfl.lu


***
A partager ! Tu es étudiant.e ? Tu as au moins 18 ans et parles le français et l’allemand ou le luxembourgeois. (Le portugais est un atout).
Rejoins-nous cet été pour un job à l’accueil dans un de nos centres à Esch, à Ettelbruck ou à Luxembourg ! Une expérience professionnelle enrichissante.
Envoie ton CV à info@pfl.lu

Le rapport annuel 2018 est online. Bonne lecture!

L'assemblée générale annuelle du 10 juillet 2019 a approuvé le rapport des activités.

N'hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus!

Position du Planning Familial sur l’accompagnement sexuel

La santé sexuelle et affective des personnes en situation de handicap a pendant (trop) longtemps été un non-sujet. Mais il existe aujourd’hui un consensus sur le droit des personnes handicapées à une sexualité épanouie et libre. Et selon la définition de l'OMS, l'accès à la santé sexuelle est un droit de l'individu. Mais la question qui fait régulièrement débat – et le Luxembourg ne fait pas exception - est celle de l’accompagnement sexuel présenté par certains comme « la » solution afin de combler les besoins sexuels et/ou affectifs des personnes en situation de handicap.

Mais de quoi parle-t-on au juste ? L’accompagnement sexuel est un service s’adressant aux personnes en situation de handicap et presté par une personne tierce. Les actes proposés peuvent aller du toucher jusqu’à la pénétration en passant par la masturbation. L’accompagnement sexuel ne se résume donc pas à l’acte sexuel. Selon les définitions, elle peut englober les caresses, les massages, voir le positionnement de deux personnes handicapées afin de faciliter leurs échanges. On pourrait alors parler d’ accompagnement sexuel actif et d’accompagnement sexuel passif. Cette mise au point est nécessaire car elle explique la position du Planning Familial sur cette question épineuse.

En juin 2016, dans une prise de position officielle, le Planning Familial indiquait s’opposer à la prostitution car « basée sur la marchandisation du corps ainsi que sur la domination masculine qui structure nos sociétés patriarcales ». Dans cette même logique, le Planning Familial ne peut donc que s’opposer à l’accompagnement sexuel actif car il s’agit d’une forme de prostitution. Les actes sont tarifés et l’objectif de l’accompagnement sexuel est de répondre aux désirs sexuels de clients. Et dans 90% des cas la personne en situation de handicap est un homme et l’assistant sexuel une femme. Soit une utilisation du corps des femmes pour répondre aux désirs sexuels des hommes. La base même du système prostitutionnel tel que nous le connaissons.

Toutefois, si l’accompagnement sexuel est passif (rapprochement des corps, aide au déshabillage, initiation aux sextoys…) le Planning Familial y est favorable mais sous certaines conditions : une formation spécifique des assistants sexuels (un.e sexologue avec spécialisation par exemple), une législation très encadrée, un statut légal… Une légalisation de l’accompagnement sexuel passif sans cet encadrement, sans une solide stratégie ni ambition sociétale est, selon nous, vouée à l’échec.

Légalisation ou pas, accompagnement sexuel actif ou passif… Le Luxembourg est amené à se poser la question. En attendant, le Planning Familial continue à défendre la reconnaissance et la promotion de la vie sexuelle et affective des personnes en situation de handicap et milite pour faire changer le regard de notre société sur leur sexualité. Pour ce faire, nous demandons :
- Une meilleure protection des personnes en situation de handicap contre tout type d'abus et notamment sexuel
- Une sensibilisation et une formation plus poussées du personnel en contact avec les personnes en situation de handicap
- La mise en place d’un projet pédagogique concernant la vie sexuelle et affective dans les institutions qui hébergent des personnes en situation de handicap
- Un respect de l’intimité dans les institutions qui hébergent des personnes en situation de handicap
- Une plus grande accessibilité des lieux publics, avec une attention particulière aux lieux de sorties (cinémas, bars, restaurants, discothèques…)

Le Planning d'Esch déménage!

A partir du mardi 13 novembre, l'équipe vous accueille dans ses nouveaux locaux:

2-4, rue Ernie Reitz/ coin avec le 14-16 avenue de la Gare au 4ème étage

L- 4151 Esch-sur -Alzette

C'est à 200m de l'ancien Planning (Centre Mercure) et à 200m de la gare.

T: 54-51-51

Rapport d'activité 2017

A l'occasion de son Assemblée Générale du 9 juillet, le Planning Familial a présenté son rapport d'activité 2017. (cliquer sur le lien pour accéder au téléchargement du rapport)

Rapport d'activité 2016

A l'occasion de son Assemblée Générale du 10 juillet, le Planning Familial a présenté son rapport d'activité 2016. (cliquer sur le lien pour accéder au téléchargement du rapport)

René Bléser a tiré sa révérence

Les membres du Conseil d'administration de la Fondation et du Mouvement Luxembourgeois pour le Planning Familial et l'Education Sexuelle ainsi que toute son équipe de collaboratrices et collaborateurs font part avec une très grande tristesse et une profonde émotion du décès de René Bleser.

Le 22 févier 2016, le Planning Familial fêtait ses 50 ans mais célébrait aussi René Bleser et l'infatigable militant qu'il fut pendant 50 ans aussi. Membre fondateur, vice-président dès 1967, c'est sous les applaudissements appuyés d'une salle comble et émue que René a mis un terme à son mandat au sein du Planning Familial et accepté d'en rester le vice-président honoraire.

Il fut aux côtés du docteur Molitor-Peffer un des pionniers de l'éducation sexuelle et affective au Grand-Duché, comme il aimait encore récemment le raconter dans le film « Le parcours du cœur battant, 50 Joer Planning Familial » qui retrace l'histoire de l'association dont il est indissociable.
Retrouvez René Bléser, ainsi que d'autres témoins dans le film des 50 ans du Planning Familial dans la section Documentation/Vidéo.

Généreux, bon et dévoué, élégant et affable, charmant, drôle et gai, René était un gentleman. Nous lui témoignons notre immense gratitude.

Nous adressons à toute sa famille nos condoléances les plus sincères et partageons sa peine autant que faire se peut.

50 ans : la suite du programme

Dans le cadre des manifestations organisées pour les 50 ans du Planning Familial, vous trouverez ici une liste des prochains événements, à savoir :

PREVENTION DU CANCER DU COL DE L'UTÉRUS PAR LE DEPISTAGE ET LA VACCINATION HPV AU LUXEMBOURG - Le 16 novembre 2016 à 19:00

SEXUALITE, NORMES DE LA SOCIETE ET PRESSIONS SOCIALES IMPOSEES - Les 14 septembre, 12 octobre, 16 novembre et 14 décembre 2016 à 19:00

LES CIGOGNES ET LES CHOUX OU COMMENT PARLER DE PUBERTE, SEXUALITE AVEC LES ENFANTS ET ADOLESCENTS - Le 20 septembre 2016 à 19:30

PORNOGRAPHIE : MYTHE OU REALITE ? Le 18 octobre 2016 à 18:30

Cliquer sur "Fichiers à télécharger" pour le détail complet du programme

Rapport d'activité 2015

A l'occasion de son Assemblée Générale du 7 juillet, le Planning Familial a présenté son rapport d'activité 2015. (cliquer sur le lien pour accéder au téléchargement du rapport)

Images de femmes

La plateforme d'action Journée Internationale des Femmes 2016 invite à une journée féministe et culturelle, le dimanche 06 mars de 11h à 19h30 au centre culturel Neimënster.

Un programme varié de musique, théâtre, exposition, ateliers et performances vous attend. La journée sera également ponctuée de réflexions, expériences, débats autour de thème « Images de femmes. Vous aurez l'occasion de rencontrer des associations, organisations actives dans le domaine de l'égalité Femmes-Homme et de découvrir leurs projets.
Participez également à la manifestation publique organisée le mardi 08 mars à 12h30, place d'Armes à Luxembourg.


Téléchargez le programme complet sur :

http://www.clae.lu/wp-content/uploads/2016/02/programmeJIF-HD-25fev.pdf

http://fraendag.lu/

http://fraendag.lu/fr/

http://www.lequotidien.lu/politique-et-societe/une-question-dimage/

Le Planning fête ses 50 ans et revendique !

Ce 22 février 2016 à 18H, le Planning Familial fête ses 50 ans, et la Fondation pour le Planning Familial et l'Education Sexuelle ses 30 ans d'existence!

Adresse du jour : Siège de la Luxembourgeoise "LaLux" - 9,rue Jean Fischbach à Leudelange (autoroute direction Esch, sortie leudelange) - Parking sur place.

Revue de presse sur Facebook

Page Facebook du Planning Familial

Gouvernement.lu - Discours de Mme la Ministre Lydia Mutsch

Tageblatt

Le Quotidien

www.revue.lu (photos)

Télécharger ci-dessous le discours d'Ainhoa Achutegui et les revendications des 50 ans du Planning Familial

Le Planning a 50 ans

Il est toujours aussi jeune et dynamique, ses forces vives sont intactes, et il en a bien besoin. Les attaques, physiques, politiques, budgétaires, législatives, contre l'institution et le droit des femmes, fusent, pas loin d'ici et ailleurs.
A l'Ouest, Colorado Springs, Etats-Unis, fusillade contre un centre de Planning Familial terrorisant les femmes et les professionnels de santé ; candidats et candidates à la présidence américaine et à la présidence de régions françaises menaçant d'étouffement financier les centres de Planning ; A l'est, élu(e)s de pays d'Europe Centrale et de l'Est avec un accès traditionnel libéral à l'avortement, essayant aujourd'hui d'instaurer un parcours de combattante pour les femmes souhaitant interrompre leur grossesse. Au sud, en Espagne, un retour législatif en arrière fut évité de justesse en 2014 grâce à une mobilisation nationale et au delà des frontières. Aujourd'hui, près d'ici et ailleurs, des vents contraires se lèvent et soufflent sur le droit des femmes à disposer de leurs corps qui ne tient qu'à un fil.

Ici, au Luxembourg, nous avons fait tourner la roue dans le bon sens ; la loi du 17 décembre 2014 a reconnu l'autodétermination des femmes. Le Planning, son Conseil d'administration et ses équipes veillent sur ces acquis récents et se mobilisent pour élargir l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour toutes et tous et pour garantir l'accès à l'information. Mais, le Planning a 50 ans et 1,5 poste d'éducation sexuelle et affective seulement pour parcourir le pays, ses écoles, ses maisons-relais, former ses professeurs et éducateurs. Pour ce grand anniversaire, il espère recevoir dans son escarcelle, de nouvelles ressources à y consacrer.

Le Planning a 50 ans et il le célèbre!

Il le célèbre en bulles, bulles de crémant pour une grande fête le 22 février 2016 autour d'un film sur le Planning d'hier et d'aujourd'hui, de 3 présidentes et de membres fondateurs ; bulles de sentiments, de respect en plusieurs en langues, louant la diversité et le choix, bulles « vides » pour faire place à votre histoire, à vos mots lorsque vous venez nous consulter. Découvrez toutes les activités-anniversaire sur le nouveau site planning.lu, ouvert dès janvier 2016 et retrouvez-nous sur facebook, dès demain!

Planning Familial- 15 décembre 2015

Rapport d'activité 2014

A l'occasion de son Assemblée Générale du 1er juin, le Planning Familial a présenté son rapport d'activité 2014.

Passage de flambeau à la présidence du Planning

Le 3 février 2015, après 20 ans à la tête du Planning Familial, Danielle Igniti a cédé le flambeau à Ainhoa Achutegui, Directrice du Centre Culturel Abbaye Neumünster

Ainhoa Achutegui folgt auf Danielle Igniti

«Ainhoa Achutegui est la perle rare»

Ainhoa Achutegui à la tête du planning familial

Ainoha Achutegui remplace Danièle Igniti à la tête du Planning familial

Inauguration du nouveau centre Dr M.-P. Molitor-Peffer à Luxembourg

Le Planning Familial célèbre officiellement l'ouverture de ses nouveaux locaux en présence de Madame Lydia Mutsch, Ministre de la Santé et de l'Égalité des Chances et de Madame Corinne Cahen, Ministre de la Famille, de l'Intégration et à la Grande Région.

Quand ?

Le 3 juin 2014 à 17:30

Où ?

8-10 rue de la Fonderie (Entrée par le n° 6)- L-1531 Luxembourg - 4è étage

Le communiqué de presse sur le site gouvernement.lu

Les photos de l'événement sur le site gouvernement.lu

Cliquez ci-dessous sur "Fichier(s) à télécharger" pour obtenir le texte des discours prononcés à l'occasion de cet événement